Traçabilité dans le secteur aurifère :LE SYNATRAMPE et la SONAMINES S.A en phase

mars 19, 2026 . Par: sonamines

Le Directeur Général de la SONAMINES S.A S.A. a reçu en audience le jeudi 12 mars 2026 une délégation du Syndicat National des Travailleurs des Mines et de la Protection de l’Environnement (SYNATRAMPE).

 

Œuvrer main dans la main pour une meilleure traçabilité des opérations de commercialisation de l’or, tel est la principale leçon à retenir de cette séance de travail qui aura été intense de par le volume d’informations échangées. Pour ce syndicat exerçant pour le moment dans la localité de NGOURA, Région de l’Est, et dont le rôle est de défendre les intérêts des travailleurs du secteur minier, d’accompagner ces derniers dans l’exercice de leurs activités et promouvoir le respect de la réglementation minière en vigueur, il est plus que jamais urgent de travailler de concert pour mettre le secteur en conformité.

Le Président du SYNATRAMPE, MOHAMADOU NOURROUDDINE, a relevé l’importante proportion de collecteurs qui exerceraient encore dans l’illégalité tout comme les artisans miniers ; toute chose qui nécessite de renforcer l’accompagnement institutionnel des acteurs du secteur, avec comme action majeure, la vulgarisation du cadre légal et réglementaire.

Au regard de toutes les contraintes, le syndicat a exprimé au cours de ces échanges, le besoin d’un appui institutionnel de la SONAMINES S.A, afin d’exercer au mieux son rôle d’encadrement des activités relevant de l’artisanat minier et ainsi contribuer à la lutte contre le trafic illicite de l’or. Le plaidoyer de cette corporation s’est voulu engageant à travers des propositions pouvant contribuer à la lutte contre le trafic illicite de l’or, parmi lesquelles : le renforcement national du système de traçabilité de l’or en instituant des mécanismes de suivi de la production aurifère, depuis les sites d’exploitation jusqu’aux points de commercialisation et d’exportation, la présence opérationnelle  des institutions compétentes dans les zones minières notamment à travers le déploiement effectif des structures d’encadrement et de suivi sur le terrain, la simplification des procédures administratives applicables aux acteurs du secteur, la mise en place d’un mécanisme transparent de référence du prix de l’or sur le territoire national en cohérence avec les cours  internationaux et enfin, le renforcement du dispositif de contrôle et de coopération  aux frontières afin de lutter contre les pratiques frauduleuses.

Dans une constance qu’on lui connaît, le Directeur Général a réaffirmé sa volonté de développer une collaboration étroite avec ces acteurs qu’il considère comme partenaires stratégiques dans la mise en œuvre des politiques publiques de l’État dans le secteur minier, notamment en matière d’encadrement des activités minières artisanales et de lutte contre les circuits illicites de commercialisation de l’or.

Au terme des échanges, les deux parties se sont engagées à intensifier la sensibilisation des acteurs, afin de les édifier sur leurs droits et obligations, ainsi que les bonnes pratiques applicables dans le domaine de l’exploitation minière artisanale, afin que la rente minière contribue plus que par le passé au développement économique du pays.